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Pourquoi est-ce le moment de revoir votre stratégie de licences VMware ?

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publié le 02-11-2026

Depuis le rachat de VMware par Broadcom, le paysage des licences de virtualisation a profondément changé. Il s’agit probablement de la plus importante évolution de ces dernières années pour les entreprises utilisant VMware. Si les grandes lignes de cette transformation sont désormais connues, Broadcom continue d’ajuster son portefeuille de solutions. Les récentes déclarations faites lors de VMware Explore montrent que l’entreprise affine encore sa stratégie. Pour les clients et les équipes IT, c’est précisément une raison supplémentaire de faire le point sur leurs licences dès aujourd’hui, plutôt que d’attendre que la situation se stabilise définitivement. Car ce moment ne semble pas près d’arriver. Voici un aperçu des principales évolutions et des échéances concrètes déjà confirmées.

Les licences perpétuelles appartiennent au passé

Depuis le rachat, les solutions VMware sont exclusivement commercialisées sous forme d’abonnements. Les nouvelles licences perpétuelles ne sont plus proposées, tout comme les renouvellements traditionnels de contrats de support et de souscription (SnS) associés aux nouveaux achats. Lors du renouvellement de leurs contrats existants, les clients devront donc passer à un modèle de licences par abonnement. Même les entreprises qui utilisent encore des licences perpétuelles devront effectuer cette transition à leur prochaine échéance contractuelle. Les licences perpétuelles existantes continuent techniquement de fonctionner. Toutefois, sans contrat actif, l’accès au support, aux correctifs et aux nouvelles versions n’est plus assuré. Pour les organisations qui utilisent encore d’anciennes licences, l’échéance approche donc progressivement.

De nombreux produits à quelques offres groupées

Broadcom a considérablement simplifié son portefeuille de solutions. À la place d’une longue liste de produits individuels, deux offres principales sont désormais mises en avant. VMware vSphere Foundation (VVF) comprend notamment vSphere Enterprise Plus, vCenter, des droits d’utilisation limités de vSAN ainsi que des fonctionnalités de gestion. VMware Cloud Foundation (VCF) va plus loin en intégrant, en plus de vSphere et vCenter, vSAN, NSX, la suite Aria pour la gestion des opérations et des fonctionnalités étendues de cloud privé. Aujourd’hui, VCF est proposé par défaut à de nombreux clients, y compris à ceux qui utilisaient auparavant uniquement vSphere Enterprise Plus. Le principal inconvénient réside dans le fait que cette transition implique souvent une offre plus complète, mais aussi plus coûteuse qu’auparavant.

D’une licence par socket à une licence par cœur

Alors que les licences étaient auparavant calculées par socket de processeur, elles sont désormais facturées en fonction du nombre de cœurs physiques. Cette règle s’applique également aux cœurs désactivés dans le BIOS. À cela s’ajoute un minimum de 16 cœurs par processeur. Ainsi, même lorsqu’un processeur comporte moins de 16 cœurs, la facturation repose obligatoirement sur ce minimum. Un processeur de 8 cœurs sera donc facturé comme s’il en possédait 16. Pour les infrastructures comprenant de nombreux serveurs équipés de processeurs disposant de peu de cœurs, les coûts peuvent rapidement augmenter. C’est précisément ce type de calcul qui peut entraîner de mauvaises surprises lors du renouvellement des licences.

vSphere Standard et Enterprise Plus passent au second plan

Comme évoqué précédemment, Broadcom oriente depuis un certain temps ses clients vers VVF et VCF. Au cours de l’année 2026, les éditions autonomes de vSphere ont même été retirées du circuit de distribution habituel pour les nouveaux achats dans de nombreuses régions. Parallèlement, les nouvelles fonctionnalités sont désormais presque exclusivement intégrées aux offres Foundation, ce qui accentue la pression en faveur d’une migration. Pour les environnements de plus petite taille, la situation pourrait toutefois évoluer avec l’arrivée de vSphere Express, que nous aborderons plus loin. Un autre élément rend cette transition particulièrement urgente : Broadcom a désormais fixé une date officielle de fin du support général de vSphere 8.

Le support général prendra fin le 11 octobre 2027. Cela concerne les corrections de bugs, les correctifs de sécurité et la prise en charge de nouveaux équipements.

Une période de support technique limité (Technical Guidance) suivra jusqu’au 11 octobre 2029. Il faut toutefois la considérer comme une assistance restreinte, sans publication de nouveaux correctifs. Pour les organisations soumises à des exigences réglementaires ou à des référentiels tels que PCI DSS, HIPAA ou SOC 2, cet enjeu dépasse largement la simple dimension technique. Continuer à utiliser un hyperviseur qui ne bénéficie plus de correctifs de sécurité après cette date peut entraîner des risques importants en matière de conformité et de cybersécurité. Sachant qu’une migration correctement planifiée peut nécessiter plusieurs mois, l’échéance du 11 octobre 2027 est plus proche qu’il n’y paraît.

Priorité à VCF

Une tendance claire se dessine dans la stratégie de Broadcom, souvent résumée par l’expression VCF everywhere. VMware est de plus en plus positionné comme une plateforme complète de cloud privé, plutôt que comme un simple hyperviseur. Cette orientation se traduit par une importance croissante accordée à NSX et vSAN, ainsi que par une intégration toujours plus poussée des fonctionnalités d’automatisation et de gestion des opérations au sein de la suite Aria. Les entreprises qui utilisaient auparavant vSphere uniquement comme hyperviseur constatent ainsi que l’offre désormais privilégiée par Broadcom couvre un périmètre fonctionnel beaucoup plus large.

Broadcom semble également ajuster sa stratégie

C’est ici que la situation devient particulièrement intéressante et que notre rôle de partenaire prend tout son sens. Lors de VMware Explore, Paul Turner et Ram Velaga, deux responsables de VMware, ont publiquement reconnu que l’accent mis sur VCF avait peut-être été trop important. Les petites organisations, dont les besoins en virtualisation sont relativement simples, ne se sentaient plus suffisamment prises en compte et se tournaient vers des alternatives telles que Proxmox et HPE.

Broadcom a ainsi annoncé vSphere Express. Il ne s’agit pas d’une nouvelle version de vSphere Standard, mais d’une offre entièrement repensée pour répondre aux besoins de ce segment de marché : des environnements plus modestes, d’environ 128 cœurs, potentiellement dotés de nouvelles fonctionnalités comme le memory tiering. Broadcom continue donc d’investir dans l’innovation technologique de ses hyperviseurs, et pas uniquement dans la gestion et les licences VCF. Ces évolutions pourraient permettre à Broadcom de renforcer son avantage technologique face à des solutions concurrentes comme Proxmox et HPE VM Essentials. Il s’agit également d’un élément de différenciation pertinent par rapport à Hyper-V. Il est donc essentiel de comparer les fonctionnalités concrètes des différentes solutions, et pas uniquement leur coût de licence, notamment en matière d’optimisation de la mémoire, de gestion des clusters, de migration à chaud (live migration) et de stockage intégré. Sur la base de tests internes, Broadcom annonce une réduction possible du coût total de possession (TCO) pouvant atteindre 40 % pour certaines charges de travail, notamment grâce à une diminution des besoins en mémoire DRAM coûteuse et à une meilleure consolidation des serveurs. Ces économies ne sont toutefois pas garanties. Elles dépendent notamment du type de charge de travail, de la latence et des performances du stockage NVMe.

Parmi les innovations annoncées dans la suite figurent notamment :

  • Memory tiering : une utilisation plus efficace de la mémoire RAM physique grâce à l’intégration du stockage NVMe comme niveau de mémoire complémentaire.
  • Shared storage (stockage partagé) : une intégration renforcée de vSAN, permettant de rendre le stockage accessible à plusieurs hôtes ESXi.
  • Désagrégation matérielle : une approche permettant de dissocier davantage les ressources de calcul, de mémoire et de stockage d’un même serveur physique.

À ce stade, ces informations reposent sur les déclarations de Broadcom. Nous compléterons cet article dès qu’une annonce officielle précisera la date de disponibilité, les tarifs et le périmètre fonctionnel complet de ces nouvelles solutions.

Et maintenant ?

La combinaison de plusieurs facteurs fait de cette période un moment particulièrement opportun pour réaliser un audit de votre environnement VMware :

  • L’échéance incontournable d’octobre 2027.
  • Un modèle tarifaire profondément modifié, basé sur le nombre de cœurs physiques, avec un minimum de 16 cœurs par processeur.
  • Un portefeuille de solutions qui continue d’évoluer.

Il est donc essentiel de disposer d’une vision claire de votre situation actuelle : quelles licences et quels contrats utilisez-vous aujourd’hui, et à quelles dates arrivent-ils à échéance ?Combien de cœurs physiques doivent être pris en compte dans votre infrastructure, en intégrant le minimum de 16 cœurs par processeur ? Quelle solution correspond le mieux à vos besoins : VVF, VCF ou, éventuellement à l’avenir, une nouvelle version de vSphere Standard ? Et surtout, quel sera l’impact budgétaire du renouvellement de vos licences et quelles alternatives méritent d’être envisagées ?

En tant que partenaire VMware, Econocom vous accompagne dans l’analyse de votre situation actuelle et dans la définition d’une stratégie de licences pérenne, sans dépendre des prochaines annonces de Broadcom.

N’hésitez pas à nous contacter pour bénéficier d’un audit de vos licences, sans engagement.